2351 mètres. L’altitude du Pic Chaussy, oui, mais surtout celle du volcan au pied duquel je vis désormais: le Pico. Plus haut sommet du Portugal et troisième de l’Atlantique. Et un profil magnifique (surtout depuis le nord-est, mais je n’expliquerai pas ici pourquoi).
Pas facile de réaliser que tout cela est vrai. Des signes montrent quand même que ce doit être le bon choix: l’appétit revient, le sommeil devient moins lointain. Et le moral est bon, pour la première fois depuis environ deux ans et demi. Moins de quarante heures après être arrivé, me voilà déjà promu guide assistant, avec un groupe de vingt-six… Suisses romand•es, dont un Challensois. Il est vertigineux d’imaginer que je verrai leur avion...
Et voilà, ce rêve de vingt ans, devenu projet il y a quinze mois, s’est réalisé. Je vais vivre sur l’île de Pico, aux Açores. Pour cultiver mon jardin et d’autres idées.
Réaliser un rêve peut d’abord occasionner des cauchemars. Je me vois englouti sous les cartons, obligé de remplir et signer des centaines de formulaires (ça, c’est réel), coincé devant la déchèterie fermée avec une camionnette qui déborde, seul pour remettre en état la maison d’avant… Heureusement, des anges gardien•nes ont accouru à tire-d’ailes pour que cela n’arrive pas (sauf les formulaires, mais ces démons-là sont invincibles). Mille...
Dès que j’aurai un moment pour souffler et quelque chose d’intéressant à raconter, les billets de ce blogue commenceront à s’empiler. Pardon pour les imperfections (les bouts d’anglais ça et là, par exemple). Je n’ai pas réussi à personnaliser ces pages-types, et il me manque du temps pour ça.