À cause de la sécheresse de cet été, les récoltes ont été maigres (c’est un euphémisme). Mais quelques fruits sont restés sur les arbres et y ont mûri. Comme cette pomme – espèce devenue rare sur l’île depuis que les températures montent – et ces kakis, presque les seuls dont l’arbre ne s’est pas débarrassé précocement.
Au jardin
Ces derniers jours, grosses averses, enfin! La végétation ne s’en plaindra pas, même si le vent est revenu et qu’il assèche parfois tout illico. Pour le moment, le taux d’humidité reste élevé. Les citernes sont pleines… … et le sica a ressuscité (bon, après avoir été débarrassé d’insectes envahisseurs, déplacé et abondamment arrosé, quand même).
Hier, juste avant de remplir l’arrosoir, j’ai vu ce qui n’est pas une salamandre, mais un lézard bien chanceux que je n’aie pas laissé davantage d’eau au fond. Je ne sais pas depuis combien de temps il était dans cette position, pour garder les narines hors de l’eau, mais je l’ai libéré, évidemment. Ce qui n’est pas forcément une évidence: certaines personnes m’ont recommandé...
Derrière ce que les voisin·es appellent « l’ombrière » et que je surnomme « la volière » (puisque malgré les filets, les oiseaux viennent y mettre le chenis), il y avait de la jungle. Plus maintenant. Quelques heures d’arrachage et de coupe permettent d’y voir plus clair… et de constater que l’espace convoité pour la future serre est plus petit qu’espéré. Mais il reste des possibilités. Accès dégagé....
C’est gentiment le moment de préparer les récoltes hivernales. Première salve de brocolis, rutabagas, etcetera. Suivront, en pleine terre, les bettes, épinards, pommes de terre. Cela dit, les tranchées ont déjà commencé à se regarnir, par exemple de patates douces et poires de terre (yacon). Et même quelques haricots, pour voir.
Après deux bons mois et demi de sécheresse, il a suffi d’un déluge, d’une averse et de quelques bruines pour que la végétation redémarre. Des arbres bourgeonnent et débourrent, le sol reverdit, les légumes croissent. Ceux qui ont survécu, du moins. L’eau du ciel fait vraiment la différence, comme on me l’a souvent répété ces derniers temps (celle du réseau permettant au mieux la survie). Parmi les hôtes du jardin les...